Sorti en hiver 2017 (Janvier- Mars) et produit par le studio Lerche, Kuzu No Honkai (Scum’s Wish) est une série de 12 épisodes d’une romance de tranche de vie, avec un ton assez différent de ce qui se fait habituellement en terme d’animation dans le même style. Il est adapté du manga Kuzu no Honkai de Yokoyari Mengo.

Il est déconseillé aux moins de 16 ans pour ses nombreuses scènes ecchi présentes.

Synopsis :

Awaya Mugi et Yasuraoka Hanabi, tout deux âgés de 17 ans, semblent être le couple idéal, mais seulement en apparence. En effet, Mugi et Hanabi ne sortent ensemble que parce que leur amour n’est pas réciproque.

Mugi est amoureux de sa professeur Akane Minagawa et Hanabi d’un autre professeur qui est un ami de la famille.

Ils se retrouvent tous les jours dans un endroit, seuls pour se confier l’un à l’autre et pour combler ce manque de contact physique.

Des relations complexes :

Le scénario de Kuzu No Honkai possède sa touche qui le rend unique malgré le fait que ce soit une thématique déjà largement évoquée dans l’animation japonaise : l’amour à sens unique. Ici cela est montré avec une grande franchise et maturité. Il traite le sujet bien en profondeur, en se focalisant en détail sur les points essentiels : La peur, la jalousie, la détresse, la solitude, le manque, le besoin, le dilemme, le désespoir, l’espoir. Il casse un peu les codes standards du genre, notamment avec sa conclusion qui, pour beaucoup auront été surpris par celle-ci : Ce n’est pas une fin à proprement parler heureuse, mais elle apporte quand même une conclusion réaliste et à la hauteur de l’oeuvre.

Bien qu’il y ait énormément de scènes ecchi (érotique – de sexe), celles-ci ont leur place dans l’histoire et ne sont pas du fan-service : elles permettent de comprendre une certaine évolution dans la personnalité des personnages, leur façon d’être, qui ne peut être montrées autrement.

Pour ce qui est des personnages ceux-ci ont une personnalité qui leur est propre, profondément ancrée et qui les définit vraiment. On voit leurs façons de penser et d’être évoluer avec distinction, leurs façons de traverser les différentes étapes de leur vie. Ils sont poussés dans un tel réalisme que cela en devient le point principal qui nous immerge complètement dans l’oeuvre et nous prend aux tripes dès le premier épisode.

Tout au long de la série, on ressent la détresse de tous les personnages, leurs peurs, ce qui donne à cet anime un sentiment de malaise constant, sans pour autant nous faire décrocher.

Les OSTs

Un autre point important de cet animé est sa bande son, d’une grande finesse et qui nous entraîne dans sa mélodie principalement au piano.

Son openning et son Ending offrent une magnifique rétrospective de la nature même de l’animé, à la fois par sa mélodie et son visuel.

En Conclusion :

Il s’agit d’une oeuvre plutôt difficile à regarder, et à comprendre dans son entièreté de par sa complexité et sa thématique en plus de toutes ses nombreuses nuances cachées. Une oeuvre mature et qui peut vous briser le moral en l’espace de quelques épisodes. Ceux qui ont vécu un amour à sens unique peuvent facilement s’identifier à la détresse des personnages, sans pour autant forcément se reconnaître dans leurs actions, de plus cet animé semble viser ce public en particulier.

Il est assez rare de tomber sur des œuvres comme Kuzu No Honkai, qui changent de l’ordinaire et qui vous offrent une dimension différente et une vision beaucoup plus réaliste des thématiques abordées.

Avis personnel, cet animé a été une grosse claque, et il m’a vraiment fait me remettre en question. Il a été particulièrement difficile lors de mon premier visionnage, un sacré choc au moral. C’est le genre d’animé qui vous découpe psychologiquement en petits morceaux si vous êtes un peu trop sensible. Il s’agit d’un de mes animés préféré et occupe la seconde place de mon panthéon du top 10.

Amoureux d'animation japonaise, Game Designer et développeur web. Je travaille principalement sur les reviews et l'actualité.