Si je vous dis Harry Potter, vous pensez à un jeune orphelin qui va à l’école des sorciers vivre des aventures extraordinaires. Eh bien, RWBY c’est un peu ça, sauf qu’ici notre héroïne intègre une école qui forme des chasseurs aguerris, capables de terrasser les monstres qui peuplent ce monde. Elle rencontrera là-bas celles qui seront ses futures coéquipières et, en parallèle de ses cours, va tenter de déjouer les plans d’une secte d’hommes-bêtes qui cherchent à imposer leur idéologie par la violence.

L’histoire met en scène un groupe de quatre jeunes filles au sein d’une académie très spéciale. En effet, Ruby Rose, Weiss Schnee, Blake Belladonna et Yang Xiao Long apprennent à chasser des monstres surnommés les créatures de Grimm. Ces forces surnaturelles sont apparues à l’époque où l’humanité livra un grand combat contre Grimm. La découverte du pouvoir d’un mystérieux élément, la Poussière, permit de faire face à ces monstres. Aujourd’hui, de jeunes combattants sont entraînés à utiliser cette Poussière pour développer leurs propres armes.

RWBY (se prononce « Ruby ») est une série d’animation en cell-shading créée par Monty Oum et le studio Rooster Teeth. Son créateur n’est pas un novice dans le milieu puisqu’il s’était notamment illustré sur le court-métrage Haloïd en 2007. C’est donc dès le premier épisode de la série qu’on a droit à une technique exemplaire qui ne va faire que se bonifier au fil de cette première saison et même au-delà, puisque la seconde saison témoigne encore d’un grand bond en avant. En parallèle de l’avancée de la série, la durée de ses épisodes va aussi aller en s’allongeant. D’abord d’une durée très variable et dépassant rarement les huit minutes, ceux-ci vont rapidement prendre en volume tout en se calant sur une moyenne de 12 épisodes par saison. Ainsi, si la première saison vous accroche avec ses deux petites heures, vous pouvez déjà vous réjouir de savoir que la suite est encore plus généreuse en termes de contenu.

Il en va de même pour la trame scénaristique qui gagne en profondeur au fil des saisons. Le monde de Grimm a beau être un endroit cruel peuplé de monstres terrifiants, les premiers épisodes vont d’abord dépeindre une ambiance très détendue au sein de cette académie de combattants en herbe. Mais plus la série avancera, plus les dessous de ce monde nous seront dévoilés, tandis que les protagonistes de la série devront surmonter des épreuves aussi formatrices que dangereuses. La série repose par ailleurs en grande partie sur ses personnages et met en exergue les caractères de chacun en introduisant des équipes de chasseurs. C’est l’équipe principale, constituée de Ruby, Weiss, Blake et Yang, qui donne son nom à la série. Toutefois, si les premiers épisodes se concentrent surtout sur ce quatuor, la série va rapidement étendre son casting de personnages. La première saison ne s’encombrera toutefois pas de personnages « figurants », préférant faire apparaitre de simples silhouettes noires. Ne soyez pas surpris non plus de voir parfois des gags visuels tout droit sortis de cartoon, puisque la série joue beaucoup la carte de l’humour, que ce soit dans ses scènes quotidiennes ou en plein combat.

Par ailleurs, c’est précisément en matière d’affrontement que la série brille le plus. Les personnages étant répartis en groupes de quatre, les combats sont l’occasion de mettre en avant un vrai travail d’équipe, là où bien des oeuvres se contenteraient de faire combattre les membres d’une même équipe chacun de son côté. Ces scènes de combat sont d’ailleurs superbement chorégraphiées, même si on peut regretter la surutilisation de cuts, rendant l’action parfois difficile à suivre. Toutefois, la chorégraphie de ses combats n’est pas l’unique point fort de la série. Non, car RWBY met en avant son ambiance très rock jusque dans les musiques qui accompagnent ses scènes d’action. Chaque saison est très riche à ce niveau, proposant toujours un nombre conséquent de musiques et chansons différentes. Chaque épisode se conclue même par un générique original, mettant d’abord en avant des fanarts, puis les character sheet de la série par la suite.

Il ne vous aura sans doute pas échappé que RWBY est en réalité une série américaine. Cependant, à la manière d’un Avatar quelques années auparavant, la série reprend pour beaucoup l’esthétique et les codes des animés japonais, si bien que l’illusion est parfaite si l’on excepte son doublage américain. A dire vrai, ce qui pourrait légitimement repousser bien des gens, c’est que l’animation 3D a la mauvaise réputation d’être très rigide, ne permettant pas de transmettre  aussi bien les émotions et les mimiques des personnages. En grand adepte des séries en animation traditionnelle, je peux toutefois vous assurer que la qualité d’animation n’a pas à rougir. Je n’ai d’ailleurs pas pu m’empêcher d’enchainer en quelques jours les premières saisons de RWBY tant je me suis entiché de la série. La troisième saison aura notamment été très dure à regarder tant elle maltraite ces personnages auxquels on s’est attaché. Au vu des dernières péripéties, il me tarde de voir quel nouveau tournant les scénaristes vont faire prendre à la série et par extension à ses personnages. Mais après avoir pu enchainer la série si rapidement, je peux vous dire que l’attente d’une nouvelle saison va me paraitre bien longue.

REVIEW OVERVIEW
RWBY
VIACrunchyroll
SOURCERWBY
Étudiant en japonais avec l'ambition de devenir traducteur. Auteur de billets à mes heures perdues. Mordu de mangas, animés et jeux vidéos.