Si je vous dis Space Brothers, vous pensez sans doute à un trentenaire qui se retrouve à tout plaquer pour suivre le rêve d’une vie. Eh bien A Place Further than the Universe part dans la même direction, si ce n’est que les protagonistes sont de jeunes lycéennes. Leur objectif n’est cependant pas l’espace, mais un lieu plus lointain encore : l’Antarctique.

Notre premier pas est toujours guidé par la curiosité. Découvrir ce qu’on a jamais vu, jamais entendu, jamais touché ou jamais senti. C’est l’histoire de quatre filles qui partent en expédition en Antarctique, le « toit du monde », pour un voyage dans des conditions extrêmes, plus intense que si elles allaient au-delà de l’atmosphère.

A Place further than the Universe est une série originale produite par le studio Madhouse (Card Captor Sakura). On retrouve à la réalisation Ishizuka Atsuko qui avait déjà eu l’occasion de se distinguer dans un autre registre avec No Game no Life ou encore Sakurasô no Pet na Kanojo. Le script est quant à lui servi par Jukki Hanada à qui l’on doit le découpage de Hibike Euphonium et qui offre encore une fois une série riche en émotions.

En voyant le visuel d’A Place further than the Universe, on serait tenté de passer son chemin devant ce qui s’apparente à une énième tranche-de-vie centrée sur des lycéennes. De fait, la série est en réalité un savant mélange d’aventure et d’émotions, avec l’amitié comme toile de fond du récit. Nos quatre protagonistes seront tour à tour mises en avant dans des épisodes parfois drôles, souvent très touchants, rappelant que l’amitié ne va pas toujours de soit. L’expédition dans laquelle elles s’embarquent reprend d’ailleurs les mêmes thématiques, puisque les sentiments sont finalement son principal moteur.

Malgré le point de départ un peu saugrenu de la série, les personnages s’intègrent tout naturellement dans cette mission d’exploration du pôle sud. Le côté vraisemblable de la série est encore renforcé par un travail de documentation très poussé comme c’est le cas lors d’un épisode à Singapour au cadre extrêmement fouillé. Mais cette capacité à retranscrire des ambiances très réelles se ressent d’autant plus au milieu des paysages glacés de l’Antarctique, avec une séquence de blizzard inquiétante et ponctuée de silences oppressants.

quatre filles place further than universe

J’ai embarqué dans la série avec pour seule attente le fait qu’il s’agissait d’une production du studio Madhouse. L’âge d’or de ce dernier est désormais derrière lui, donc je ne partais pas particulièrement confiant. Mais dès l’épisode 2 j’ai fini par être convaincu que j’étais devant une oeuvre qui allait marquer son public. Cette scène de course-poursuite (visible plus haut) nous fait ressentir toute l’énergie des personnages et notamment de l’héroine dont la vie semble s’être finalement mise en route. Les épisodes centrés sur Hinata et Yuzuki se distinguent aussi du lot, en ce qu’ils sont de magnifiques rappels de ce qu’est l’amitié. Surtout, je pense pouvoir affirmer qu’il y aura un avant et un après A Place further than the Universe pour Ishizuka Atsuko qui est décidément une figure à suivre.

REVIEW OVERVIEW
A Place further than the Universe
VIACrunchyroll
SOURCEUchuu yori mo tooi Basho
Étudiant en japonais avec l'ambition de devenir traducteur. Auteur de billets à mes heures perdues. Mordu de mangas, animés et jeux vidéos.