Bonjour, bonsoir, bienvenue sur cet article au concept ludique et culturel.

Mais d’abord, ceci étant mon premier écrit ici, je me dois de me présenter : Ryùgo Asákura, pour vous servir. Écrivain d’articles, de fictions par passion et meganekkolover totalement assumé (je vous laisse le soin de rechercher la signification de ce terme si vous êtes intéressés). J’ai actuellement 5 ans de visionnage d’animes au compteur dont 3 années à sortir ça et là quelques critiques dessus ainsi que les chapitres de Destiny Breaker sur Watpad (dont je vous laisse également le soin de la recherche).

La source de ce GIF est ‘The Memorandum of Kyoko Okitegami’, œuvre de NisiOsiN, mon auteur favori pour l’anecdote.

En raison de mon emploi du temps assez serré sur l’ensemble de l’année, je risque de ne pas produire des articles toutes les semaines, un par mois serait même assez dur… Cependant, je garantie leur qualité haut de gamme. (J’essaierai au moins de tenir cette rubrique avec quelques critiques classiques à côté)

Aujourd’hui, nous allons donc revenir sur trois animes de saison qui n’ont pas eu le succès qu’ils méritent, car ils ont été éclipsés par de plus grosses productions. Et comme c’est l’inauguration, quelques règles s’imposent :

– Je ne peux pas voir tous les animes de saison, mais je peux estimer le succès global de chacun, considérez donc cet article comme subjectif.

– Le nombre d’animes traités sera basiquement de trois, mais si j’estime qu’il faut en développer ou mentionner plus, je le ferai sans problème.

– Les analyses seront moins fournies et détaillées que ce que je pourrait fournir plus tard, par souci de longueur et pour ne pas spoiler plus que le strict minimum de l’intrigue (sauf cas particuliers).

– Enfin, par souci d’équité, je donnerais un petit commentaire aux autres sorties de saison que j’ai vu, j’estime qu’il faut au moins leur faire honneur d’un avis, même court.

Maintenant que les règles sont fixées, commençons cette review des outsiders de l’Hiver 2018.

 

Honnêtement, vu qu’il n’y a pas eu des séries aussi grosses que L’attaque des Titans ou My Hero Académia, il y a pas mal de séries qui ont été sur le devant de la scène. Overlord et The Seven Deadly Sins étant bons, mais ne levant pas les foules au même point que AOT ou MHA, le public a pu se disperser pour cette saison. Du coup, veuillez pardonner le fait que les animes du jour aient un minimum de succès, retenez juste qu’ils en ont moins que ce qu’ils méritent, d’où leur présence ici.

 

Outsider N°1 : Hakata Tonkotsu Ramens

Littéralement Ramens au porc pané de Hakata, l’anime est produit par Satelight et adapté du LN du même nom écrit par Chiaki Kisaki. L’histoire nous amène dans la ville de Fukuoka, où le quartier d’Hakata à la réputation d’abriter énormément de tueurs à gages, même des entreprises (plus ou moins légales) d’assassins plus ou moins compétents. Nous suivons ici un petit groupe de tueurs constitué d’un détective indépendant addicte au mentaïko, d’un assassins pro travesti comme personne, d’un hacker à tête de champignon, d’un assassin très malchanceux et j’en passe. Tout ce petit monde vit sa vie tranquillement, oscillant entre parties de baseball et massacre d’organisations entre autres tueries.

Et là, je vous ai à la fois tout révélé de l’intrigue, comme vous n’en savez encore rien. Car si l’anime reste tout du long sur cet axe, les développements qui en découle sont particulièrement intéressants. Cet état permet ainsi de donner lieu à des véritables batailles d’intellect mêlées à des combats ou l’on n’hésite pas à tuer son adversaire sur un bon jazz bien rythmé, puis d’assister à une scène typique de slice of life et à une partie de base-ball sur un fond de jazz plus posé.

Et tant que l’on groove sur du jazz, on remarquera un soin particulier sur la bande-son, elle est d’une propreté assez rare pour le souligner et participe bien à l’ambiance. L’opening (STRAY de Kishida Kyoudan & The Akeboshi Rockets) illustre bien le côté action sombre et intense de l’anime et l’ending (DIRTY BULLET par TRI4TH) montre bien la partie cool et relax tout en restant rythmée.

Voilà d’ailleurs un bol de ramens au porc pané.

Le rythme est d’ailleurs une valeur importante sur l’action. Les phases d’enquête, de complot, d’actions, de poursuite et de résolutions sont toutes liées entre elles, ce qui donne un aspect puzzle toujours reconstitué qui rend l’anime vraiment unique. Les personnalités et fonctions de tous les protagonistes entreront en jeu et, à l’aide d’un certain taux de coïncidence, amènera une affaire sac de nœud à une résolution noble et juste. Beaucoup pourraient dire que toute l’intrigue repose alors sur la chance, mais il n’en est rien, du fait que ce sont au final les protagonistes qui utilisent leurs intellect, leurs armes et les petits coups de chances pour changer une situation catastrophique, le tout sans aucune pression. Je n’ai pas grand-chose à dire sur le visuel ou le style, sympathique et assez original, il est agréable à voir et très fluide.

Remarque bonus : le cast des doubleurs est d’une grande qualité, je ne pensais pas que Daisuke Ono et Yuki Kaiji pouvait avoir une aussi bonne alchimie.

Je m’arrête là pour que vous puissiez apprécier le spectacle si vous n’avez pas déjà vu l’anime, et je passe à l’outsider suivant.

 

Outsider N°2 : How to keep a Mummy

Oui, je classe celui-là comme sous-coté, c’est bien parce qu’il faut expliquer mon choix que cet article est là. Adapté du manga de Kakeru Utsugi, on y suit Sora, un lycéen, ainsi que trois amis à lui à la découverte des créatures surnaturelles qui se cache dans notre monde.

Et là, ceux qui n’ont pas vu la série pensent qu’il s’agit d’une série d’aventure alors qu’on trempe profondément dans du Slice of Life.

Mais attention, nous n’avons pas affaire à un comique ici (même si le charadesign indiquerai habituellement le contraire). Le ton a beau être léger la plupart du temps, cette série pourrait bien être rangée dans la catégorie drama si la tension n’était pas à chaque fois désamorcée avec une blague assez simple pour frôler l’inefficacité… je propose alors de la mettre dans une catégorie ‘‘Beaucoup de bruit pour rien’’.

Vous vous en doutez peut-être, mais si j’en parle ici c’est que cet anime n’est pas reconnu à sa juste valeur. Et si je me permets de le vanner sur ses défauts, c’est bien parce qu’il a des qualités à souligner. Le première étant que c’est très amusant de découvrir ces mignonnes créatures inoffensives s’acclimater à leur vie quotidienne, faisant de cet anime un bon moyen de détente. Ensuite, j’ajouterai qu’il est intéressant de découvrir les spécificités et caractères des créatures, on voit que les réalisateurs avaient planché le sujet et qu’ils l’ont bien utilisé.

Outre les créatures, les personnages humains et leurs péripéties sont très sympathiques, même si on ne sent pas vraiment de profondeur dans leurs personnalités. Je dois donc honorer l’effort du studio de production d’avoir créer un rendu, manquant certes d’un peu de dynamisme, mais sans prise de tête et plutôt drôle tout en restant sincère. En plus, il y a le doubleur de Freezer de DBZ qui joue une statuette intelligente.

Outsider N°3 : Koizumi Loves Ramens

Je n’arrive pas à croire que je me retrouve à parler de celui-ci, mais comme il suscite un certain intérêt chez moi… Oh well. Je n’ai pas beaucoup à dire dessus mais ça fera toujours le café.

Donc, basée sur le manga de Narumi Naru, l’histoire raconte la vie quotidienne de Koizumi, une amatrice professionnelle de ramens, carrément obsédée par ces derniers. Et je déconne pas, elle n’est contente que lorsqu’elle en mange et se comporte comme une kuudere de compétition le reste du temps. On suivra d’ailleurs trois autres filles de sa classe : Yu, qui a dû susciter la création d’une vingtaine de fanfictions yuri entre elle et Koizumi, Misa, une tsundere classique mais bien dosée et Jun, une déléguée typique des school-life avec cependant un bon caractère. Tout ce petit monde va donc expérimenter le monde merveilleux des ramens. (Non, elles ne vont pas à Hakata pour faire un crossover avec les tueurs du porc pané).

Comment ça je m’imagine des choses qui ne font aucun sens ?

Je me doute facilement que beaucoup se sont demandé l’intérêt de cet anime lors de sa sortie. Eh bien ça va peut-être vous surprendre, mais cette série est bien plus riche qu’il n’y parait. Ici, on se concentre plus sur la découverte que sur l’exposition : on partage pleinement le point de vue de trois novices et d’une initiée au large domaine que sont les ramens. Car ce plat a tellement de dérivés et d’histoires différentes, que plusieurs mois voire années d’expérience sont nécessaires pour comprendre pleinement cette culture.

De ce fait, cet anime est plus à considérer comme un documentaire sur les ramens couplé à la vie quotidienne de nos héroïnes et des personnages secondaires qui croiseront leur chemin. J’en profite pour remarquer qu’ici aussi le cast de doublage est d’une grande qualité. Le tout est saupoudré d’une bonne ambiance musicale, malgré que je ne comprenne pas bien le délire de mettre un piano triste et du slow motion lorsque Koizumi apparait à l’écran.

Je n’ai pas vraiment d’autres choses à dire sur cet anime, je ne peux que vous inviter à le déguster tel un bon ramen 😉.

 

Mentions pour les autres animes :

Yuru Camp : A failli figurer dans cet article, mais a eu assez de succès. Honnêtement j’ai rarement vu un anime aussi reposant, le seul à ma connaissance qui puisse le surpasser serait Tanaka-kun wa Itsumo Kedaruge. Il sort de cette saison avec une recommandation de ma part

Seven Deadly Sins S2, Partie 1 : la formule d’il y a 4 ans est conservée, j’en dirais sûrement plus quand elle sera finie, mais attendant : ELISABETH, ARRÊTE D’ÊTRE UN STÉRÉOTYPE DE FILLE QUI N’A PAS CONFIANCE EN ELLE, TU AS MONTRÉ QUE TU EST UNE HEALEUSE COMPLÉTEMENT CRACKÉE B*RDEL ! ET EN PLUS TA SEIYU A MONTRÉ QU’ELLE POUVAIT ÊTRE GRAVE DYNAMIQUE, RESPECTE SORA AMAMIYA NOM DE DIEU !!

Overlord S2 : De ce que je vois, on est toujours sur la lancée de ‘‘perdons du temps pendant la moitié de la saison et on fera un rush sur la fin’’. M’enfin, ça reste bon alors on pardonne.

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Oui, c’est mon état après le visionnage de quatre épisodes.

(Traduction approximative : le soleil brille, le ciel est bleu et moi j’ai vomi d’incompréhension)

Violet Evergarden : Kyoto Animation a vraiment deux problèmes récurrents dans ses séries : la consistance et personnages secondaires. Oui, l’anime est sublime et traite bien son sujet. MAIS :

– Primo, Hand Shakers est mieux niveau animation, ça, c’est dit. Certes il est inférieur à Violet sur la qualité graphique, mais au moins il bouge mieux.

– Deuxio, la moitié des histoires sentent au moins partiellement, parfois complétement, le réchauffé d’ailleurs, le déjà-vu. À chaque épisode, je devinais plus de la moitié de ce qui allais nous être montré avant d’arriver aux séquences qui montrait la chose que je venais de déduire. Et même si certains points symboliques m’ont carrément plu quand je ne parvenais pas à avoir mon coup d’avance, je pense que cet anime s’est un peu trop attardé sur la forme. Développer Violet, c’est une chose (et même le but de la série, mais bon), accorder un épisode pour que Iris devienne plus sympathique, une autre et ne pas développer les autres personnages comme Erica, Catthleyla ou Hodgins comme ils le méritent, c’est une injure. On était plusieurs avec des amis à attendre l’épisode dédié à Erica, on ne le verra finalement jamais. Kyoto Animation a vraiment ce problème-là : lorsque l’histoire ne bénéficie que du point de vue du protagoniste, les motivations des personnages secondaires ne sont jamais suffisamment détaillées. Je pourrais trouver des exemples dans La mélancolie d’Haruhi Suzumiya et dans Hibike Euphonium, mais ce n’est pas le sujet de l’article alors retournons aux mentions.

Vraiment, j’espère qu’elle aura au moins un oav qui lui sera dédié, parce que je crois que sa doubleuse (Minori Chihara) a plus de paroles dans l’ending que dans les épisodes 3 à 13 de l’anime…

Gin no Guardian S2 : Toujours aussi sympathique, mais on doit encore attendre pour le dénouement… pas cool.

Grancrest Senki : Je me référerais dans un premier temps au manga, mais je dois dire que le tout est intéressant. On reste dans un univers de médiéval-fantaisie classique, mais l’aspect ‘guerre de territoire’ où l’on suit une poignée de protagonistes m’évoque beaucoup trop la saga Fire Emblem pour que je ne m’y intéresse pas.

Killing Bites : Ma foi, c’est franchement une bonne surprise au final, il y a comme un petit air de Kaiji dedans et les combats sont cool. Le tout casse pas des briques, mais c’est au final plutôt bon, surtout si une seconde saison venait à se pointer.

Dagashi Kashi S2 : Alors… j‘aurais pensé que cette suite pourrait au moins sauver les meubles. Mais en fait non, sur les trois énormes défauts de la série (trop peu de personnages, beaucoup trop lourd et incroyablement vide niveau scénario), un seul a été pallié : le scénario avance. Pour le côté lourdeur, on nous ressert la même soupe et pour les personnages on en a deux en plus (dont un joué par Tomokazu Sugita) mais qui ne viennent qu’à la moitié des 12 épisodes et n’apporte finalement pas grand-chose. Décevant donc.

Devilman Crybaby : Un remake d’une œuvre quasi-légendaire célébrant les 50 ans de cette dernière, je qualifierai cet anime ‘‘d’expérience artistique prononcée’’. Ce n’est pas à mettre entre toutes les mains, mais la qualité est bien là. Son seul défaut est que les dernières images laissent vraiment perplexe du fait qu’il n’y a vraiment rien à comprendre, mais ça reste classe au possible. En recommandation donc. De plus, les mecs qui ont écrits l’opening ne se sont pas fouler sur les paroles, mais se sont défoncer sur le son.

B The Beginning : Ici, c’est l’ending qui déflore sa maman, son curé et même son berger allemand, tellement que je vais vous le laisser à la fin de l’article. Sinon, outre le mix entre la série policière et l’animation nippone, c’est une excellente surprise ainsi qu’un projet plutôt ambitieux qui réussi le pari de proposer une double intrigue particulièrement pointue et prenante et qui tient la route tout du long. Lui aussi, je le recommande, sachant qu’une suite est à espérer.

Darling in the FranXX : Erreur, données falsifiées. Estimations encore trop incertaines pour pouvoir délivrer un avis. Veuillez retentez à la fin de l’anime.

Et voilà, en espérant que tout ça vous aura plu, à la prochaine pour d’autres avis.

Rédacteur d'articles - Meganekkolover - Connaisseur d'animes lvl 30 et un peu JV - Créateur de #DestinyBreaker - Lyriannos - FR/ENG