Bonjour tout le monde !

Et là je vous sens venir avec un « Mais qui est-il, celui-là ? » En effet, rédacteur occasionnel sur Anime no Sekai, je n’ai produit que peu d’articles à l’heure actuelle (celui-ci étant mon 5e seulement). Rassurez-vous, je vous en apporterai d’autres de ma plume. Pour ceux qui m’ont lu, j’espère que vous avez apprécié mon style, et j’espère que ce sera également le cas de ceux qui comptent me lire.

Mais trêve de plaisanteries, venons-en au cœur du sujet. À l’instar de mon estimé collègue FallenArchMc, je vais, par le biais de cet article, vous présenter une dizaine de séries ayant marqué mon parcours de fan d’animés. Avec pour but de vous aider à mieux appréhender mes goûts, pourquoi pas mes attentes, en tout cas, ce qui fait de moi ce que je suis en tant que fan, vous permettant ainsi, j’ose l’espérer, de mieux appréhender mes quelques critiques.

Pourquoi dix ? Parce qu’après tout, il faut bien se fixer une limite, et 10 semble être un total bien suffisant, et surtout raisonnable. Notez que limiter cette sélection à 10 titres, c’est à la fois large, et en même trop peu. Les choix étant souvent cornéliens.

Pourquoi un top ? Ce n’en sera pas vraiment un. Gardez à l’esprit que, s’ils apparaîtront dans un certain ordre, il n’y a aucune volonté de hiérarchie dans ce « classement ». La présentation sera là pour la forme et vous permettre d’avoir un contenu agréable à parcourir. Mais il est déjà bien difficile de ne retenir que 10 séries, alors les classer quand elles ont des genres aussi variés, très peu pour moi.

Un dernier point enfin : ce classement contiendra davantage des « sagas », souvent composées de plusieurs éléments, qu’ils s’agissent de saisons ou de films parfois. Je ne m’attarderai sur aucun film seul, contrairement à ce qu’a pu faire Fallen en vous présentant A Silent Voice. Bien qu’ayant apprécié nombre de films du studio Ghibli, de Mamoru Hosoda, et j’en passe et des meilleurs, je n’ai pas souhaité en retenir un plus que les autres pour la sélection qui suit.

Bien, et maintenant le classement ! Ah, non, juste avant, une toute dernière chose. Avant de vous introduire à mon univers, j’aimerais commencer par quelques mentions honorables. Le but ici est de vous donner quelques titres qui m’ont également beaucoup plu, voire m’ont marqué profondément, mais que je n’ai pas souhaité mettre dans mon « top 10 » pour diverses raisons.

Mentions honorables :

  • The Tatami Galaxy (Madhouse / BlackBox) : un délire grandiose adapté d’un roman par Masaaki Yuasa, réalisateur dont je suis grand fan, qui se termine en apothéose.
  • Aku no Hana / Les Fleurs du Mal (Zexcs / -) : une animation à part à base de rotoscopie pour un délire d’adolescents à la limite du thriller psychologique… fascinant !
  • Sound! Euphonium (Kyoto Animation / Crunchyroll) : 2 saisons époustouflantes d’une fanfare avec ENFIN de vraies interactions et des personnages qui font plaisir à voir, notamment les réactions de Kumiko qui sentent bon le naturel. Cette série a transcendé tout ce que j’ai pu voir dans ce style d’histoire.
  • Clannad / Clannad After Story (Kyoto Animation / -) : là encore 2 saisons d’un slice of life, mais dont la saison 2 nous rappelle à quel point la vie peut être dure. Un vrai drame. Mais j’y reviendrai probablement, un jour.
  • Steins;Gate (White Fox / Dybex) : une 2e adaptation de Visual Novel pour conclure ces mentions honorables. L’un des tous premiers animés que j’ai vu et qui m’a véritablement scotché. Je reste encore aujourd’hui un grand fan du Mad Scientist.

P.-S. Je n’ai volontairement pas glissé Shirobako et Puella Magi Madoka Magica, car j’en parle déjà sur le site.

P.-P.-S. Je me suis volontairement tenu à 5 mentions honorables (7 en réalité), sinon ma liste aurait été longue comme le bras.

Bien, après cette (trop longue) entrée en matière peu digeste, entrons dans le vif du sujet pour de vrai cette fois !

10 / ONE PIECE (Toei)

Ai-je vraiment besoin de vous présenter One Piece, le manga le plus vendu au monde, écrit par Eiichiro Oda et adapté par Toei Animation. Série qui compte aujourd’hui plus de 800 épisodes au compteur et continue sans interruption depuis octobre 1999. Elle aura à ce titre vu 3 réalisateurs se succéder à sa tête : Konosuke Uda (1999 – 2006), Munehisa Sakai (2006 – 2008) et Hiroaki Miyamoto (depuis 2008). La série n’est malheureusement pas encore disponible en simulcast en France, mais elle l’est en DVD, chez Kana.

SYNOPSIS :

Oyez ! Oyez ! Pirates de tous bords ! Gold Roger, le légendaire Roi des Pirates, mort sur l’échafaud, a laissé derrière lui un trésor inestimable : le « One Piece ». Monkey D. Luffy, un garçon naïf et impulsif, rêve de mettre la main sur ce fameux butin et de devenir ainsi le nouveau Roi des Pirates. Transformé en homme-élastique après avoir avalé un des fruits du démon, Luffy part en quête d’un équipage digne de son ambition ! Humour déjanté et personnages loufoques vous attendent… A l’abordage !

Pourquoi cette série est dans ce classement :

Parce que… je ne pouvais pas commencer ce classement sans parler de One Piece. J’ai retourné le problème dans tous les sens, j’ai dû faire des choix, il fallait que je fasse celui-là. One Piece c’est ma vie depuis plus de 10 ans maintenant. C’est des heures et des heures de lecture intense, à lire et relire chaque tome que j’ai pu tenir entre mes mains. C’est également tout ce temps passé devant ma télé, à revoir en boucle les épisodes qui passaient.

One Piece et tout l’amour que je lui porte, quels que puissent être ses défauts (qui existent), c’est aussi la nostalgie de la découverte. De ces aventures qui m’ont fait rêver, et me font encore rêver, qui me donnent encore l’impression d’être un gamin, alors que ce n’est clairement plus le cas. One Piece est bourré de qualités, notamment son histoire vaste, riche, extrêmement bien racontée et qui dispose surtout de ses propres légendes contribuant à rendre son univers plus vrai, plus étonnant, plus époustouflant. Bref, One Piece c’est ma vie, et c’est pour ça qu’il commence ce classement.

 

9 / SAMURAI CHAMPLOO (Manglobe)

Série originale réalisée par Shinichiro Watanabe, elle compte 26 épisodes et a été diffusée au Japon entre mai 2004 et mars 2005. À noter que le studio Manglobe a depuis fermé ses portes. La série est disponible en France en DVD / Blu-ray chez Dybex.

SYNOPSIS :

Mugen et Jin sont deux rônins (samouraïs sans maîtres) que les styles et les valeurs opposent. Le premier, bien que très fort avec une épée dans les mains, est impétueux et fait étalage de techniques de combat non conventionnelles. Le second est, quant à lui, l’archétype du samouraï expérimenté qui se réfère sans cesse au Bushido. Leurs destins vont se lier à celui de Fuu, jeune serveuse qui vient de perdre son travail à la suite d’un combat impliquant les deux rônins et qui a détruit le salon de thé qui l’employait. Celle-ci les convaincra de la suivre dans son périple, à la recherche du samouraï qui ‘sent le tournesol’.

Pourquoi cette série est dans ce classement :

Parce que j’aime beaucoup trop l’idée déjantée de mélanger le temps des samouraïs avec la culture hip-hop. Shinichiro Watanabe est un original, dont on aura l’occasion de reparler, et j’apprécie beaucoup le travail qu’il a pu mener sur cette série. Cette capacité à mêler deux ambiances, avec une bande-son remarquable, et un design qui exprime toute la sauvagerie d’une époque des samouraïs qui fait rêver encore aujourd’hui, a quelque chose de fascinant tant c’est réussi.

Cette série dispose d’un rythme assez particulier, car bien qu’ayant une trame de fond, les épisodes fonctionnent pour la plupart comme des stand-alone. En gros, chaque épisode peut être apprécié individuellement pour son intrigue, tout en se rattachant à une trame de fond qui apporte son lot de surprises à la fin de l’aventure. Les personnages ont évidemment beaucoup de charisme provoquant un attachement fort, car on a envie de les suivre, donnant à ce cocktail une saveur toute particulière, aussi bien servie par les voix originales que les voix françaises !

Et bon sang cet opening…

8 / TIGER & BUNNY (Sunrise)

Une nouvelle série originale de 25 épisodes, réalisée par Keiichi Satô et diffusée entre avril 2011 et septembre 2011 au Japon. En France, la série est disponible en DVD / Blu-ray chez Kaze. En revanche, ADN a malheureusement perdu les droits sur le simulcast, mais il n’est pas exclu que la série revienne (notamment parce qu’un nouveau projet a été annoncé pour la franchise).

SYNOPSIS :

Hero TV a fait sa notoriété en filmant les exploits des NEXTs. Aujourd’hui, ce programme de téléréalité est une institution à Stern bild. Un système de classement est organisé, et les participants gagnent des points en fonction de leurs exploits. À chaque fin de saison se voit désigner un champion qui remet alors son titre en jeu pour l’année suivante. Kotetsu, alias Wild Tiger, est un vétéran sur le déclin.

La production décide de le mettre en tandem avec un nouvel arrivant, Barnaby Brooks Jr. Prétentieux, frimeur mais très talentueux, il va vite devenir la star montante de Hero TV, reléguant Wild Tiger au rang de simple faire-valoir. Mais ce dernier n’envisage pas une seule seconde de se laisser humilier par un jeunot de la sorte. Ces 2 héros hors du commun vont alors former le duo le plus explosif jamais vu à la télé ! Car quand le feu et la glace font équipe, rien ne peut les arrêter !

Pourquoi cette série est dans ce classement :

Bien qu’étant un énorme coup marketing (les placements de produits sont légion dans cette œuvre), cette série a su se démarquer à mes yeux sur plusieurs points. Tout d’abord, son casting très riche, bien travaillé, et fortement attachant. Pour la plupart matures, leurs interactions sonnent juste. Et bien que le style soit orienté plutôt shônen, on évite de tomber dans le cliché trop facile.

Et ensuite, bien évidemment, son intrigue. Bien menée de bout en bout, très justement dosée et parfaitement amenée jusqu’à son climax, elle happe facilement le spectateur. Malgré des premiers épisodes très axés sur la mise en place des personnages, on ne s’ennuie jamais vraiment, curieux de découvrir la suite. Chaque rebondissement saura nous captiver davantage jusqu’au tout dernier épisode, parfaite conclusion d’une série qui mérite qu’on en parle. À noter également l’animation très soignée de Sunrise, notamment pour tout ce qui est gestion 3D. Et pour cause, le studio a prouvé qu’il savait y faire dans le domaine.

 

7 / MONOGATARI SERIES (Shaft)

Comment présenter Monogatari… Il s’agit d’une vaste saga fantastique répartie sur plusieurs arcs. Si vous voulez en savoir plus à ce sujet, je vous invite à découvrir les trois timelines ci-après, qui vous montreront à quel point c’est le bordel, mais c’est ça qu’on aime. En France, les arcs Bakemonogatari et Nisemonogatari sont disponibles en DVD / Blu-ray chez Dybex, et le reste, à l’exception de Koyomimonogatari, est disponible chez Wakanim.
Timeline 1Timeline 2Timeline 3

SYNOPSIS :

Rien ne va plus dans la vie de Koyomi Araragi. Etudiant en classe de terminale, il est bon dernier de la classe. Et en prime, il s’est fait mordre par un vampire, devenant lui aussi vampire. Heureusement, il croise le chemin de Meme Oshino, un exorciste excentrique qui le guide vers la guérison. Son nouvel état d’ex-vampire lui confère une semi-immortalité, ainsi que quelques capacités surnaturelles. Il sera rapidement amené à les mettre en oeuvre auprès de certaines filles de son lycée, elles-mêmes envoutées par des esprits atypiques…

Pourquoi cette série est dans ce classement :

Dans le cas présent, il est plus juste de parler de la saga tout entière. Qu’on se le dise : tout le monde ne sera pas sensible au charme de cette fresque. Et pour cause, le ton y est très particulier. À la fois visuellement, où Shaft repousse ses limites, mais aussi et surtout dans les dialogues. À l’origine, il y a une série de Light Novels fort bien écrite. Et c’est en grande partie ce qui fera son charme à mes yeux. L’écriture est divine.

Vous trouvez sans doute que j’en fais trop, mais tant dans son évolution scénaristique entre les différents arcs (car plusieurs sont liés d’une certaine façon) que dans les interactions entre les différents personnages, cette saga nous propose une richesse vraiment surprenante. Monogatari c’est aussi des voix uniques qui vont avec des personnages hauts en couleurs, c’est savoir proposer du ecchi sans être vulgaire. Monogatari, c’est le charme d’une écriture et d’une réalisation peu conventionnelles pour un résultat exceptionnel.

 

6 / INITIAL D (Gallop, Comet, Pastel, Deen, A.C.G.T., SynergySP)

Nouvelle adaptation de manga dans ce classement avec Initial D de Shûichi Shigeno, adapté en plusieurs saisons et film : saison 1 de 26 épisodes, saison 2 de 13 épisodes, saison 3 en film, saison 4 de 24 épisodes, saison 5 de 14 épisodes, saison 6 (final stage) de 4 épisodes. Cette fois, réalisateurs et studios se sont succédé sur les différentes saisons. On retrouve ainsi : Shin Misawa pour la saison 1 (Studio Gallop, Studio Comet), Shin’ichi Masaki pour la saison 2 (Pastel), Fumitsugu Yamaguchi pour le film (Deen), Tsuneo Tominaga pour la saison 4 (A.C.G.T.) et Mitsuo Hashimoto pour les 2 dernières saisons (SynergySP). En France la série est disponible en DVD / Blu-ray chez Kaze et en streaming sur ADN.

SYNOPSIS :

Au Mont Akina, les courses entre pilotes chevronnés se déroulent tous les week-end. Mais l’équipe locale des Speedstars semble dépassée par l’arrivée massive de stars du volant. Devant l’impossibilité de relever le défi qui leur est proposé, une seule solution apparaît : faire confiance à la légende urbaine qui court sur un mystérieux pilote local qui dévale la montagne à toute allure. Personne ne soupçonne alors Takumi Fujiwara, un lycéen de dix-huit ans ne connaissant rien aux voitures, d’être ce génie du volant. Le jeune homme livre le tofu familial dans la région… Par conséquent, il connaît les routes du coin par coeur et les parcourt au volant de sa Trueno 86… à une vitesse hallucinante.

Pourquoi cette série est dans ce classement :

Là encore, il serait plus juste de parler de saga. Car je n’inclus pas seulement une saison 1, mais bel et bien toutes les saisons. Initial D, c’est ma révélation de 2017. Je ne m’imaginais sans doute pas être surpris à ce point, à pouvoir apprécier autant cette série phénoménale, qui rappellera à chacun ses plus belles heures sur un Need For Speed Underground (le 1 ou le 2, peu importe, ils sont tous les deux bons). Et on tient peut-être ici le cocktail le plus parfait de ce top : des voitures qui dévalent des montagnes japonaises de nuit à fond la caisse… avec une bande-son constituée majoritairement de titres Eurobeat comme les célèbres « Deja Vu » ou « Running in the 90’s« . QUI A EU CETTE IDÉE DE GÉNIE ?

Honnêtement, avec mes exigences personnelles et tout ce que j’avais déjà pu voir (dont des « grands classiques »), je ne m’attendais pas être autant marqué par ce que j’allais voir. J’étais scotché à mon siège. À chaque fin d’épisode j’étais presque là à me dire systématiquement « Allez, encore un, je peux pas m’arrêter maintenant ! » C’était incroyable, j’étais fou ! À quel point j’étais pris par l’histoire, l’excitation et le frisson des courses ! Pris par l’ambiance exceptionnelle de ces sons Eurobeat qui tabassent.

Et pourtant les ficelles sont grosses. Tout semble tellement évident à l’heure où les shônens ne surprennent plus trop (sauf One Piece, parce que Maître Oda). Et malgré ces évidences, ou plutôt, le fait que ce soit si évident crée une certaine jouissance dans le plaisir de visionnage. Je suis vraiment sidéré. D’ailleurs, j’attends impatiemment, à l’heure où j’écris ces lignes, les saisons 5 et 6 qui seront bientôt disponibles en DVD / Blu-ray et sur ADN. (Oui je mets la saga entière dans le classement alors que j’ai pas fini. Et alors ?)

 

5/ JOJO’S BIZARRE ADVENTURE (David Production)

À l’origine un manga de Hirohiko Araki (le 2e Maître de ce top), la série n’avait d’abord été animée qu’en quelques OAV dans les années 90, reprenant la 3e partie de l’histoire. C’est en 2012 que la licence revient en force avec une adaptation digne de ce nom grâce à David Production. Aujourd’hui, les 4 premières parties ont été adaptées et sont disponibles à la fois sur Crunchyroll et ADN, mais aussi en DVD / Blu-ray chez Kaze. À la réalisation, on retrouve Toshiyuki Kato et Naokatsu Tsuda, sur les 4 parties.

SYNOPSIS :

À la fin du XIXe siècle, en Angleterre, lord Joestar voit arriver dans sa maison le jeune Dio Brando, le fils d’un homme qui lui a sauvé la vie. Reconnaissant, il décide de l’adopter mais le jeune homme s’avère particulièrement ambitieux et prêt à tout pour s’emparer de la fortune familiale. Dio semble même prêt à prendre la place du fils de lord Joestar…

Pourquoi cette série est dans ce classement :

JoJo’s Bizarre Adventure, c’est un peu ce mélange entre Initial D et Monogatari. La force d’un shônen bourré de personnages charismatiques, au cœur d’une histoire riche, tissée, maîtrisée et très bien racontée. Il me serait difficile de vous en dire plus sans vous spoiler au moins un élément important. Mais sachez que les retournements de situation sont légion, et les combats bien plus orientés (notamment à partir de la partie 3) sur le fait de prendre le dessus intellectuellement sur son adversaire, plutôt que physiquement. Il faut davantage jouer sur l’aspect stratégique et tactique, ce qui est fortement appréciable, et donne lieu à des échanges remarquables.

Mentionnons ensuite le travail formidable de David Production, et tous ceux qui les ont aidés. Servant une animation de qualité, reprenant à loisir les JoJo poses et jouant sur les couleurs en proposant des palettes riches et variées, ils ont su faire apparaître à l’écran tout le potentiel de JoJo. Là encore, une saga qui regorge de qualités scénaristiques, de personnages charismatiques et de visuels époustouflants. Et cette richesse mélangée au côté extrêmement « over the top » (comprenez qu’ils en font des tonnes) des personnages est un véritable délice.

 

4 / K-ON! (Kyoto Animation)

Vous avez sans doute entendu parler de Naoko Yamada. Si non, je vous invite vivement à lire la critique dédié au film A Silent Voice qu’elle a réalisé au sein du studio Kyoto Animation, et dont parlait Fallen dans son top 10. Eh bien, cette fois on va parler on va parler de sa toute première réalisation au sein du studio : K-ON!.  Adaptation d’un 4-koma (manga comique en 4 cases), K-ON! fut décliné en 2 saisons (12 et 24 épisodes) et un film, tous réalisés par Naoko Yamada. En France, la série est disponible sur ADN, ainsi qu’en DVD / Blu-ray chez Kaze.

SYNOPSIS :

Nouvelle école, nouveau départ pour la timide Yui ! Elle décide de profiter de cette occasion pour avoir une activité extrascolaire. Son choix s’arrête sur le club de musique. Or ce dernier est condamné à la fermeture si ses trois adhérentes ne trouvent pas très vite un 4e membre. Aussi Mio (la bassiste),Ritsu (la batteuse) et Tsumugi (la pianiste) accueillent avec soulagement cette nouvelle recrue. Cependant, le club de musique n’est pas pour autant sauvé car Yui ne sait jouer d’aucun instrument de musique et les autres filles passent plus de temps en pause goûter qu’en répétitions…

Pourquoi cette série est dans ce classement :

K-ON!, c’est mon slice of life du cœur. Si aujourd’hui, je suis grand fan des productions du studio Kyoto Animation, c’est en grande partie à cette série que je le dois. Elle est l’une des premières que j’ai véritablement vues en me lançant dans la japanimation. Et elle me fait d’autant plus apprécier le travail de Naoko Yamada, notamment quand elle s’occupe d’une aussi belle histoire que celle d’A Silent Voice. Cette série est pour moi la preuve, s’il en fallait une, que l’on peut tout faire à partir de rien. Car, concrètement, il ne passe rien. Les 3/4 du temps, les filles passent leur temps au club à ne rien faire, comme dans tout bon animé scolaire / tranche de vie qui se respecte.

Mais le charme qui se dégage de tout ça, les personnages adorables, l’ambiance musicale envoûtante (d’ailleurs c’est un animé musical où les protagonistes jouent bien peu), l’envie de partager ces moments si simples avec elles… C’est un peu ce goûter dont on rêve tous, ce petit délice qui fait du bien, qui saura toujours nous réconforter quand on en aura besoin. K-ON! c’est un peu mon doudou, ma peluche, ce petit quelque chose qui me fait du bien (et s’il vous plaît, ne détournez pas mes propos). J’aime cette série parce qu’elle est insignifiante, alors qu’elle a tant à offrir.

 

3 / GHOST IN THE SHELL (Production I.G.)

Là encore, parler de saga serait plus juste. À la base, il n’y a que 3 volumes du manga de Shirow Masamune. Puis, plusieurs adaptations ont vu le jour. D’abord, les films Ghost in the Shell (1995), son reboot Ghost in the Shell 2.0 (2008) et la suite Ghost in the Shell 2: Innocence (2004) réalisés par Mamoru Oshii. Ensuite, la série Ghost in the Shell: Stand Alone Complex (S1 oct. 2002 – oct. 2003, S2 jan. 2004 – jan. 2005) réalisée par Kenji Kamiyama.

Et enfin la dernière partie, celle des 4 parties de Ghost in the Shell – ARISE réalisées par Masahiko Murata (ép 1), Atsushi Takeuchi (ép 2), Kazuchika Kise (ép 3) et Susumu Kudo (ép 4) et le film Ghost in the Shell – The New Movie (2016) réalisé par Kazuya Nomura et le tout supervisé par Kazuchika Kise. À noter qu’en France, un 5e OAV ARISE existe, tiré de la série Alternative Architecture. Le tout est disponible en France chez All the Anime.

SYNOPSIS : (1995, Mamoru Oshii)

2029, Newport City. Le Major Motoko Kusanagi, femme cyborg ultra-perfectionnée, à la tête de la Section 9, une unité d’élite anti-terroriste, enquête sur un nouveau cyber-virus capable de contrôler les esprits et d’altérer les souvenirs de ses victimes. Le suspect principal, surnommé le « Marionnettiste », à la réputation aussi mystérieuse qu’insaisissable, devient la cible d’une traque intense sur fond de rivalité avec la section 6, à la solde du Ministère des Affaires Etrangères et de son mystérieux Projet 2501. Ecoutant sa voix intérieure, Motoko se lance corps et âme dans une quête sans relâche qui l’amènera à questionner son existence et sa part d’humanité.

Pourquoi cette série est dans ce classement :

Pour plusieurs raisons. D’abord, une intrigue très soignée, notamment sur les 2 films de Mamoru Oshii et dans Stand Alone Complex. Un peu moins dans la partie ARISE, davantage orientée action, mais bien quand même. Mais au-delà d’une très bonne intrigue de science-fiction, au même titre qu’un plus récent Psycho-Pass, Ghost in the Shell pose des questions sur l’humanisme, la société, les machines. Bref, on est complètement dans ce propos à 100 % science-fiction / anticipation, à se demander quelles sont les limites qu’on peut atteindre sans les dépasser. C’est le genre de saga qui pousse à réfléchir malgré soi, à s’interroger sur ce que l’on peut devenir, sur ce que le futur peut nous offrir, quelles peuvent être les réponses aux divers problèmes de société.

Sans en faire trop, Ghost in the Shell arrive à nous servir tout cela par des personnages intelligents et matures (il faut bien ça pour servir de telles intrigues), des personnages plus que charismatiques : fascinants. Le tout au milieu d’une réalisation de haute volée, de scènes d’action particulièrement efficaces, entrecoupées de divers moments de calme et de tension, avec un rythme soigneusement travaillé. C’est toute cette intelligence qui transpire par tous les pores de cette immense saga qui me fascine et continue de me fasciner encore aujourd’hui. Je m’émerveille devant un propos si riche et bien traité. Et j’aime bien la science-fiction. Un pur régal, mais pensez à vous accrocher et pas forcément mater ça entre la poire et le fromage, ce n’est pas une saga à suivre à la légère.

 

2 / FULLMETAL ALCHEMIST (Bones)

Fullmetal Alchemist est à l’origine un manga d’Hiromu Arakawa (de son vrai nom Hiromi Arakawa) créé en 2001. Adapté une première fois en série animée, réalisée par Seiji Mizushima, à partir d’octobre 2003 jusqu’à octobre 2004, il a bénéficié d’une seconde adaptation nommée Fullmetal Alchemist: Brotherhood, réalisée par Yasuhiro Irie, à partir d’avril 2009, car le manga n’était pas fini lors de la première adaptation. Les deux versions sont disponibles en DVD / Blu-ray chez Dybex en France. Ici, je m’attarderai surtout sur la première adaptation.

SYNOPSIS :

Fin du XIXe siècle. Dans un monde parallèle où règne l’alchimie, le pouvoir de transformer la matière, Edward et Alphonse Elric, fils d’un alchimiste de renom porté disparu, perdent également leur mère, victime de la maladie. Les deux jeunes prodiges vont tenter de la ramener à la vie grâce à leur savoir.
Mais comme toute science, l’alchimie exige le respect de certaines règles que les deux frères vont transgresser. Leur tentative de résurrection tourne dès lors au désastre : Edward perd un bras et une jambe tandis qu’Alphonse est complètement dématérialisé. Heureusement Edward réussira à enfermer l’âme de son frère dans une armure.
Débutent alors les aventures de ce duo fraternel, qui grimpera très rapidement les échelons de l’alchimie d’Etat et dont le but est de retrouver la pierre philosophale dont le pouvoir devrait leur permettre de retrouver leurs corps d’origine, et peut être même de ressusciter leur mère.

Pourquoi cette série est dans ce classement :

Pourquoi cette série ? Parce que Fullmetal Alchemist est probablement un, si ce n’est le meilleur shônen que j’ai jamais lu / vu de ma vie. Et pourtant ! J’ai déjà mentionné One Piece, Initial D, ou encore JoJo’s Bizarre Adventure dans ce « classement ». Cette œuvre a su toucher un public suffisamment large au-delà du Japon sans être pour autant un énorme blockbuster. Son succès est tel qu’il est encore aujourd’hui adulé bien au-delà des frontières nippones, particulièrement via son adaptation animée Brotherhood.

Cette série est donc un shônen, mais elle a su proposer un ton très mature, et traiter bien plus intelligemment encore que certains du racisme, de la guerre, et de tout un tas de choses qui en font une œuvre clé et marquante. Et si c’est le cas, c’est bien aussi dû aux personnages principaux, deux adolescents, frères, confrontés aux horreurs de la guerre, aux massacres, et j’en passe et des meilleures. C’est une œuvre qui livre également de très beaux combats et des moments d’émotion très intenses. Un excellent mariage en somme.

Pour ma part, je souhaiterais revenir sur la première adaptation, qui m’a davantage marqué. Je connaissais déjà le manga, et je savais que cette adaptation différait. Et pourtant… j’ai adoré la façon dont ils ont su réinventer l’histoire (la légende raconte qu’Hiromu Arakawa les a aidés, mais je n’ai pas retrouvé trace d’une telle information). Beaucoup d’éléments qui arrivent tardivement dans le récit original du manga sont donc supprimés de cette adaptation. Et malgré tout, ils ont réussi à réinventer le mythe des homonculus, en lui donnant un sens très profond et intéressant. Et toute la construction du récit se fait autour de ça, de façon assez magistrale. Je suis admiratif de la capacité qu’ont eu ces gens à se réapproprier totalement un univers pour être capable de récréer une histoire originale, cohérente et tout aussi intelligente par-dessus le matériau de base.

Je ne parlerai pas ici d’une série plus sombre que l’autre. Ou d’une plus orientée shônen que l’autre. Je l’ai pensé, à une époque. Mais chacune de ses œuvres est une adaptation du même « mythe ». Chacun arrive à dégager ses thématiques et la façon de les traiter. Chacune est bourrée de qualités à un tel point que c’en est indécent. Et si j’apprécie Brotherhood pour sa fidélité au manga, j’apprécie bien davantage cette première adaptation pour sa liberté et sa créativité.

 

1 / COWBOY BEBOP (Sunrise)

Cowboy Bebop est une série originale créée et réalisée par Shinichiro Watanabe, dont on a déjà parlé, et produite par le studio Sunrise, dont on a aussi déjà parlé. Elle a été diffusée entre avril 1998 et avril 1999. En France, la série est disponible en DVD / Blu-ray chez Dybex.

SYNOPSIS :

2071. L’humanité a dû quitter la Terre, ravagée par un accident qui a aussi altéré l’orbite lunaire. Entassés dans des colonies, les rescapés survivent comme ils peuvent, éparpillés dans le système solaire.
Dans cet espace immense, la criminalité s’est répandue de planète en satellite. Pour y faire face, les autorités recourent à des chasseurs de primes. Spike est l’un de ceux-ci. A bord du Bebop, avec son associé Jet, il sillonne le système solaire à la poursuite des primes les plus juteuses. Mais il cache un passé mystérieux, marqué par un amour perdu et une douleur jamais guérie. Un passé qui va revenir le hanter…

Pourquoi cette série est dans ce top :

Ou pourquoi Cowboy Bebop est mon animé ultime ? (Oui, je sais bien que ce n’est pas un véritable « classement », mais quand même.) Parce que bien avant d’être aussi génial que sur Terror in Resonance, Kids on the Slope ou Space Dandy (et là vous notez la subtilité pour citer d’autres œuvres du même réalisateur que j’adore, histoire de dépasser les limites une fois de plus) ; bien avant encore mon numéro 9 Samurai Champloo, Shinichiro Watanabe avait déjà accouché d’un projet formidablement génial. Un mélange de conquête de l’ouest et chasseur de primes dans l’espace, le tout sur fond d’une bande originale jazzy / blues à souhait. J’ai vraiment besoin d’en dire plus ? Le jazz est une musique qui me parle énormément. La science-fiction, on en a déjà parlé, est aussi un genre qui me parle beaucoup. (Ça doit être mon côté geek.) Alors, un cocktail avec les deux ? Où est-ce que je signe ?!

Utilisant déjà le style de narration qu’il reprendra plus tard pour Samurai Champloo, Cowboy Bebop nous propose pas mal d’épisodes relativement indépendant, reliés çà et là par une trame de fond qui vient conclure la série en beauté au bout de 26 épisodes. Et pour ceux qui en redemandent, il y a même un film en plus. Cowboy Bebop c’est ce genre d’animé, assez rare, pour lequel je ne saurais pas vraiment tout expliquer. En tout cas, pas sans le revoir. Mais dont la redoutable alchimie a su se montrer très efficace sur moi. La série n’est probablement pas parfaite, loin de là. D’ailleurs l’œuvre parfaite n’existe pas (sauf K-ON!, en fait. Et Bananya.).

Pour autant, je suis resté sensible au charme désuet de cette série, à son ambiance savamment orchestrée, cette sensation d’avoir mis le pied dans un univers. C’était comme si Shinichiro Watanabe lui-même (et là j’me la raconte un peu) m’invitait à le rejoindre dans ce qu’il a créé. Cowboy Bebop, c’est cette œuvre qui a su transcender le temps et l’espace pour venir me trouver et me retourner complètement (encore une fois, ne détournez pas mes propos je vous prie), et qui aura su me marquer de façon indélébile, en un simple visionnage. Cowboy Bebop est en moi. Je ne regarde pas Cowboy Bebop, je vis Cowboy Bebop.

See you, Space Cowboy…

 

CONCLUSION BONUS :

Voilà, ce « classement » est à présent terminé. J’espère qu’il vous aura permis de mieux comprendre mes envies, mes attentes. À travers cet article, bien plus que de classer bêtement 10 animés que j’adore, j’ai avant tout cherché à transmettre ce qui fait de moi le fan que je suis aujourd’hui. Quelles œuvres ont suffisamment réussi à me marquer ? Et ont su me toucher au cours de mon parcours d’otaku ? C’était l’opportunité de vraiment chercher ces titres, de trouver une sélection restreinte qui me représente suffisamment. Et d’être capable de mettre des mots sur ce que j’ai pu ressentir. Et ainsi pouvoir mieux définir ce qui est susceptible de me plaire.

J’aurais pu vous dire à quel point chacun est génial, sans plus de cérémonie. Mais au-delà de ça, la réflexion elle-même m’intéresse. Et c’est, je pense que vous l’avez aussi compris si vous avez lu mes précédents articles, ce qui m’anime. Quand je rédige un article, je veux réfléchir à voix haute. Car j’aime cette réflexion qui naît de l’écriture de quelques lignes. Poser des mots, avancer, découvrir. Ce fut d’ailleurs le cas sur ma critique récente sur Magical Girl Raising Project. Aussi, prenez cet article un peu long comme une invitation. Tout comme moi, questionnez-vous sur une dizaine de séries qui vous auraient marqué. Mais surtout, à vous demander pourquoi. Posez des mots sur ce que vous aimez ou détestez, réfléchissez, et argumentez. La subjectivité n’a pas besoin d’être défendue, simplement expliquée.

Principales sources de l’article : MyAnimeListAnimeNewsNetworkAnime-store

Critique amateur, fan de mangas & animes, mais surtout grand adorateur de poneys animés.